4 курс ФО
ЗАНЯТИЯ НА КАНИКУЛЫ С 30.10. по
7 .11.2021 г-
4 курс ФО
Преподаватель : доц.
Л.Г.Алахвердиева
1.СПЕЦКУРС:
Тема: Французский язык на американском континенте
и в Океании
Вопросы к
рассмотрению:
1.
Французская
Канада: история проникновения ФЯ, языковые особенности ФЯ и его статус
2.
США:
штаты Новая Англия и Луизиана, языковые особенности и статус ФЯ
3.
Гаити:
особенности ФЯ и креольский язык
4.
Заморские департаменты Франции: Гваделупа и Мартиника: история
проникновения ФЯ, языковые особенности ФЯ и его статус
5.
Гвиана
Французская( департамент) история проникновения ФЯ, языковые особенности ФЯ
и его статус
6.
ФЯ на Антильских островах (Сен-Томас), Доминика,Сент-Люсия, Гренада, Тринидад
Задания:
подготовить рефераты, опираясь на информацию интернет
2. Histoire
de la langue (conference avec l’ etude pratique )
Thème : la progression du français
Le but : apprendre le
dynamisme d’ utilisation du
français aux 14-15 s.s.
Devoir : 1) lire le texte ;
2) faites des exercices pratiques par ecrit
LE FRANÇAIS AUX 14-15 s.s.
1.Le moyen français en Angleterre
Dès l'époque de Philippe le Bel
(1268-1314), on avait commencé à employer plus ou moins régulièrement le
«françois» au lieu du latin dans les actes officiels, dans les parlements
régionaux et à la chancellerie royale.
|
LE «françois
de France» était déjà employé en Angleterre dans les actes et les
documents royaux. Le plus ancien manuel de «françois», le Traite sur la
langue françoise, a été composé par un Anglo-Normand, Walter de Bibbesworth, entre 1240 et 1250. Il
était destiné aux nobles anglais, qui avaient déjà des notions de «françois»
et désiraient parfaire leurs connaissances dans cette langue.
|
Les enfants de
l'aristocratie anglaise durent apprendre le
«françois», probablement jusque vers le milieu du XIVe siècle. Par
exemple, dans ses célèbres Contes de Canterbury écrits vers 1380, Geoffrey Chaucer
(v. 1343-1400) met en scène une
prieure qui s’efforce d’avoir les belles manières de la haute société anglaise
en parlant le «françois»:
|
Elle avait pour nom Dame
Églantine,
Chantait à merveille hymnes et matines
Qu’elle entonnait savamment par le nez.
Elle parlait un françois des plus raffinés,
Le françois qu’on apprend à Stratford-atte-Bow
Car elle ignorait du françois
de Paris le moindre mot.
|
La ville de Stratford-atte-Bow était située près de Londres et on y apprenait
le «françois d'Angleterre». À l'époque, il existait en Angleterre deux types de
langue française: l'un correspondait à une langue vernaculaire parlée
spontanément, sans égard à la langue écrite, alors que l'autre était une langue
seconde qu’on allait apprendre en France. Sinon, il fallait se contenter du
«français d'Angleterre», moins prestigieux. En même temps, il se développa en
Angleterre une série de traductions
françaises de traités spécialisés, que ce soit sur la médecine, les mathématiques
ou la religion.
La France paya
très cher sa victoire sur les Anglais pendant La guerre de Cent Ans pour
récupérer son territoire. La guerre de Cent Ans contre les Anglais fit
naître un fort sentiment nationaliste, tant en France qu'en Angleterre.
Paradoxalement, c'est en pleine guerre de Cent Ans contre les Français que les
Anglais choisirent une devise en français («Honi soit qui mal y pense», avec un
seul n) pour l'ordre de la Jarretière officiellement appelé Ordre
très Noble de la Jarretière (en anglais: The Most Noble Order of the
Garte).
En réaction
contre la France, le Statute of Pleading du Parlement anglais reconnut
dans un texte rédigé en français l’anglais
comme langue unique des tribunaux, mais dans les faits le français restera une
langue employée jusqu'en 1731, malgré la déclaration du Parlement de 1362, qui
décidait de faire de l'anglais la langue juridique du pays.
Devoir 1. :
Voici un
extrait de la déclaration de 1362 rédigé en «français d'Angleterre» (et en
traduction française contemporaine): trouvez par quoi se different 2
textes :
|
Item, pur ce qe monstré est sovent fois au Roi [...]
les grantz meschiefs qe sont advenuz as plusours du realme de qe les leyes,
custumes et estatuz du dit realme ne sont paa conuz comonement [...] par
cause q'ils sont pledez, monstrez et juggez en la lange Franceis, q'est
trop desconue en dit realme [...] les dites leyes et custumes seront le plus
tost apris et conuz et mieultz entenduz en la lange usee en dit realme [...].
Le roi [...] ad [...] ordeigné et establi [...] qe toutes plees [...] soient
pledez, monstrez, defenduz [...] et juggez en la lange engleise, et q'ils
soient entrez et enroullez en latin.
|
[De même, parce qu'il a été souvent montré au roi
les grands dommages qui sont arrivés à plusieurs personnes du royaume parce
que les lois, coutumes et statuts dudit royaume ne sont pas communément
connus, parce qu'ils sont plaidés, exposés et jugés en langue française, qui
est très méconnue dans le royaume, lesdits lois et coutumes seront plus vite
apprises et sues et mieux comprises dans la langue utilisée dans ledit
royaume. Le roi a ordonné et établi que toute plaidoirie soit plaidée,
exposée, défendue et jugée en langue anglaise, et qu'elle soit enregistrée et
transcrite en latin.]
|
Le texte dit
clairement que le français était une langue méconnue dans le royaume et que «le
roi a ordonné et établi que toute plaidoirie soit plaidée, exposée, défendue et
jugée en langue anglaise, et qu'elle soit enregistrée et transcrite en latin».
La même année, c'est donc en anglais que le chancelier ouvrit les séances du
Parlement, mais le changement de langue ne se fit pas instantanément, au
contraire. Les résultats parurent sans doute décevants, car ce ne fut qu'une
vingtaine d'années plus tard, soit à partir de 1386, que les registres et
débats du Parlement furent rédigés en anglais; qui plus est, le français
continua d'être utilisé avec l'anglais jusque vers 1430. Par la suite, le
français perdit graduellement la place privilégiée qu’il avait dans l’enseignement.
À partir de 1349, l'université d'Oxford dispensa son enseignement en anglais,
alors qu'auparavant c'est en français que se faisait l'enseignement
universitaire. On commença à enseigner l'anglais dans quelques «grammar
schools», puis toutes les écoles finirent par suivre le mouvement. Néanmoins,
les manuels utilisés pour le commerce, par exemple à l'université d'Oxford,
furent rédigés en français jusqu'au milieu du XVe siècle.
Mais Henry V fut le premier roi d'Angleterre à utiliser l'anglais dans les
documents officiels; il écrivit son testament en anglais. Le français continua
d'être employé oralement à la cour anglaise, car la plupart des reines
d'Angleterre venaient de France. Henry V avait épousé Catherine de Valois,
fille du roi de France Charles VI. Quant aux Français, s'ils étaient instruits,
ils n'écrivaient plus en français dialectal, c'est-à-dire dans les langues d'oïl, mais en français ou en latin. Les Anglais
restés en partie francophones auraient pu adopter définitivement le français et
transporter plus tard cette langue dans les futurs États-Unis d'Amérique et
ailleurs. Ayant conservé la moitié de leurs terres en France, les
«rois-anglais-de-langue-maternelle-française» n'auraient certainement pas eu
cette réaction anti-française qu'ils ont développée par la suite, une fois
«boutés hors de France». LA conquête de la France par les Anglais aurait assuré
la pérennité du français en Angleterre grâce à la fusion des deux royaumes.
Dans ce cas, le français aurait certainement dominé sur l'anglais. Par la suite, la répartition mondiale des
langues aurait aujourd'hui une toute autre apparence.
2. La progression du français en France
Mais en France
même, le français avait pris de l'expansion. Les vastes opérations militaires
et les conquêtes territoriales dans la «France anglaise» avaient diffusé le
«françois» dans toute la France. l'emploi du «françois» dans toutes les classes
de la société, même dans le Sud, car l'intervention du roi en Occitanie avait
accéléré la francisation de cette partie du royaume. En 1490, Charles VIII
(1470-1498) prescrivit une ordonnance pour imposer l'usage du «langage
François» ou «maternel»:
DEVOIR 2. Dégagez
du texte des faits linguistiques qui ne
sont pas propres au Français moderne :
|
Outre y est ordonné que les dicts & depositions
des tesmoins qui seront ouys & examinez d'oresnavant esdites cours &
en tout le pays de Languedoc, soit par forme d'enqueste ou information & prinse
sommaire, seront mis redigez par escrit en langage François ou maternel, tels
que lesdits tesmoins puissent entendre leurs depositions, & on les leur
puisse lire & recenser en tel langage et forme qu'ils auront dit &
deposez.
|
L'objectif
était de limiter l'emploi du latin et favoriser la langue maternelle, soit le
«françois» soit la langue locale. Quelque cinquante ans plus tard, François Ier, dans l'ordonnance de Villers-Cotterêts (1539), reprendra à peu près les mêmes
termes, ce qui signifiait aussi que les ordonnances royales précédentes
n'avaient pas été très efficaces.
À partir du
milieu du XVe siècle, le français comme langue administrative
s'introduisit partout en Occitanie,
sauf à Avignon, qui servait alors de résidence pour les papes. Au milieu du XVe
siècle, si les divers parlements régionaux de Toulouse (1444), de Bordeaux
(1462) et d'Aix-en-provence (1501) continuaient de rédiger leur arrêts en
latin, ils tenaient leurs registres en français. Dans la pratique, l'occitan
demeurait la seule langue parlée dans la vie quotidienne des gens.
Le prestige de l'Université de Paris avait attiré non
seulement un auditoire couvrant toute la France, mais également un auditoire international, car au milieu
du XIVe siècle près de la moitié des étudiants venaient hors de
France. Ils contribuent à la diffusion du «françois» hors de France. De plus,
les oeuvres littéraires françaises,
comme les chanson de geste et les romans, étaient diffusées en Angleterre, mais
aussi en Allemagne, aux Pays-Bas et en Italie.
Cependant le «françois» n'était encore
parlé que par une faible partie de la population en France. Ce sont dans les
villes que l'on entendait parler cette langue, la population paysanne, qui
constituait 90 % de la nation, n'avait pas besoin d'autre langue pour
communiquer que le patois, ce qu'on appelle aujourd'hui les «langues régionales de France»
DEVOIR 3. Afin de
se faire une idée des différences entre l'ancien français et le moyen français,
on peut comparer ces transcriptions « des
Serments de Strasbourg” , l'un étant une graphie du XIe siècle
(ancien français), l'autre, celle du XVe siècle (moyen français). Dégagezla difference entre 2 textes :
|
Ancien francais (XIe siècle)
Por dieu amor et por
del crestiien poeple
et nostre comun salvement,
de cest jorn en avant, quan que Dieus saveir
et podeir me donct,
si salverai jo cest mien fredre Charlon,
et en aiude, et en chascune chose,
si come on par dreit son fredre salver deit,
en ço que il me altresi façet,
et a Londher nul plait onques ne prendrai,
qui mien vueil cest mien fredre Charlon
en dam seit.
|
Moyen français (XVe siècle)
Pour l'amour Dieu et
pour le sauvement du chrestien peuple et le nostre commun,
de cest jour en avant, quan que Dieu savoir
et pouvoir me done,
si sauverai je cest mien frere Charle,
et par mon aide et en chascune chose,
si comme on doit par droit son frere sauver,
en ce qu'il me face autresi,
et avec Lothaire nul plaid onques ne prendrai,
qui, au mien veuil, à ce mien frere Charles
soit à dan.
|
Les traits les plus marquants du moyen français concernent le lexique et
l'orthographe. Le français se répandit de plus en plus en France et gagna ses
positions. Le vaste mouvement de latinisation
(ou de relatinisation) commença au milieu du XIVe siècle et allait
se poursuivre jusqu'au milieu du XVIe siècle. On peut la considérer
comme l'un des faits marquants de toute l'histoire du français.
DEVOIR 4. Composez 20 questions d’après cette conférence.
3.
Аналитическое чтение
Texte « J’ai soif d’innocence »
p.87-92
Le thème ;
la civilisation bourgeoise
Le but: savoir formuler les idées sur la societé
moderne française.
Le
devoir :
1.
Lire
le texte ;
2.
Répondre
aux questions de l’ex.17 p.95-96
4.
ДОМАШНЕЕ
ЧТЕНИЕ
4 к ФО
А. Труайя “Tendre et violente Elisabeth
Thème: l évolution d ‘une fille sous linfluence
des circonstences
But : savoir rendre les évenements du texte, comprendre les idées de l’auteur
Указания студентам: Le travail se fait d’après le plan
suivant :
divisez le
fragment en paragraphes (le plan de la composition),
dégagez du
texte des mots nouveaux,
résumé du
fragment
Devoir : 15 pages de suite