29 апреля среда
Лингво-стилистическая интерпретация
текста
4 к (аналитика)
Thème : Esclavage
Le but :Analysez plus à fond les éléments
du texte développantle le thème l’esclavage
Les devoirs :
1) Lire et traduire le texte ;
2)
Etudiez
les détails qui figurent dans le texte et déterminez leur rôle dans le contenu
du texte ;
3) Dressez le plan du fragments avec l’idée-clé et les
mots- clé
Tamango
Le capitaine Ledoux était un bon marin. Il avait
commencé par être simple matelot, puis il devint aide-timonier . Au combat de
Trafalgar, il eut la main gauche fracassée par un éclat de bois ; il fut
amputé, et congédié ensuite avec de bons certificats. Le repos ne lui convenait
guère, et, l'occasion de se rembarquer se présentant, il servit, en qualité de
second lieutenant, à bord d'un corsaire. L'argent qu'il retira de quelques
prises lui permit d'acheter des livres et d'étudier la théorie de la
navigation, dont il connaissait déjà parfaitement la pratique. Avec le temps,
il devint capitaine d'un lougre corsaire de trois canons et de soixante hommes
d'équipage, et les caboteurs de Jersey conservent encore le souvenir de ses
exploits. La paix le désola : il avait amassé pendant la guerre une petite
fortune, qu'il espérait augmenter aux dépens des Anglais. Force lui fut d'offrir
ses services à de pacifiques négociants ; et, comme il était connu pour un
homme de résolution et d'expérience, on lui confia facilement un navire. Quand
la traite des Nègres fut défendue, et que, pour s'y livrer il fallut non
seulement tromper la vigilance des douaniers français, ce qui n'était pas très
difficile, mais encore, et c'était le plus hasardeux, échapper aux croiseurs
anglais, le capitaine Ledoux devint un homme précieux pour les trafiquants de
bois d'ébène.
Bien différent de la plupart des marins qui ont langui longtemps comme lui dans les postes subalternes, il n'avait point cette horreur profonde des innovations, et cet esprit de routine qu'ils apportent trop souvent dans les grades supérieurs. Le capitaine Ledoux, au contraire, avait été le premier à recommander à son armateur l'usage des caisses en fer, destinées à contenir et conserver l'eau.
Bien différent de la plupart des marins qui ont langui longtemps comme lui dans les postes subalternes, il n'avait point cette horreur profonde des innovations, et cet esprit de routine qu'ils apportent trop souvent dans les grades supérieurs. Le capitaine Ledoux, au contraire, avait été le premier à recommander à son armateur l'usage des caisses en fer, destinées à contenir et conserver l'eau.
À
son bord, les menottes et les chaînes, dont les bâtiments négriers ont
provision, étaient fabriquées d'après un système nouveau, et soigneusement
vernies pour les préserver de la rouille.
Mais ce qui lui fit le plus d'honneur parmi les marchands d'esclaves, ce fut là construction, qu'il dirigea lui-même, d'un brick destiné à la traite, fin voilier, étroit, long comme un bâtiment de guerre, et cependant capable de contenir un très grand nombre de Noirs. Il le nomma L'Espérance. Il voulut que les entreponts, étroits et rentrés, n'eussent que trois pieds quatre pouces de haut, prétendant que cette dimension permettait aux esclaves de taille raisonnable d'être commodément assis et quel besoin ont-ils de se lever ?
“ Arrivés aux colonies, disait Ledoux, ils ne resteront que trop sur leurs pieds ! ” Les Noirs, le dos appuyé aux bordages du navire, et disposés sur deux lignes parallèles, laissaient entre leurs pieds un espace vide, qui, dans tous les autres négriers, ne sert qu'à la circulation. Ledoux imagina de placer dans cet intervalle d'autres Nègres, couchés perpendiculairement aux premiers. De la sorte, son navire contenait une dizaine de Nègres de plus qu'un autre du même tonnage. À la rigueur, on aurait pu en placer davantage ; mais il faut avoir de l'humanité, et laisser à un Nègre au moins cinq pieds en longueur et deux en largeur pour s'ébattre pendant une traversée de six semaines et plus : “ Car enfin, disait Ledoux à son armateur pour justifier cette mesure libérale, les Nègres, après tout, sont des hommes comme les Blancs. ” L'Espérance partit de Nantes un vendredi, comme le remarquèrent depuis des gens superstitieux.
Mais ce qui lui fit le plus d'honneur parmi les marchands d'esclaves, ce fut là construction, qu'il dirigea lui-même, d'un brick destiné à la traite, fin voilier, étroit, long comme un bâtiment de guerre, et cependant capable de contenir un très grand nombre de Noirs. Il le nomma L'Espérance. Il voulut que les entreponts, étroits et rentrés, n'eussent que trois pieds quatre pouces de haut, prétendant que cette dimension permettait aux esclaves de taille raisonnable d'être commodément assis et quel besoin ont-ils de se lever ?
“ Arrivés aux colonies, disait Ledoux, ils ne resteront que trop sur leurs pieds ! ” Les Noirs, le dos appuyé aux bordages du navire, et disposés sur deux lignes parallèles, laissaient entre leurs pieds un espace vide, qui, dans tous les autres négriers, ne sert qu'à la circulation. Ledoux imagina de placer dans cet intervalle d'autres Nègres, couchés perpendiculairement aux premiers. De la sorte, son navire contenait une dizaine de Nègres de plus qu'un autre du même tonnage. À la rigueur, on aurait pu en placer davantage ; mais il faut avoir de l'humanité, et laisser à un Nègre au moins cinq pieds en longueur et deux en largeur pour s'ébattre pendant une traversée de six semaines et plus : “ Car enfin, disait Ledoux à son armateur pour justifier cette mesure libérale, les Nègres, après tout, sont des hommes comme les Blancs. ” L'Espérance partit de Nantes un vendredi, comme le remarquèrent depuis des gens superstitieux.
Les inspecteurs qui visitèrent scrupuleusement le
brick ne découvrirent pas six grandes caisses remplies de chaînes, de menottes,
et de ces fers que l'on nomme, je ne sais pourquoi, barres de justice. Ils ne
furent point étonnés non plus de l'énorme provision d'eau que devait porter
L'Espérance, qui, d'après ses papiers, n'allait qu'au Sénégal pour y faire le
commerce de bois et d'ivoire. La traversée n'est pas longue, il est vrai, mais
enfin le trop de précautions, ne peut nuire. si l'on était surpris par un
calme, que deviendrait-on sans eau ?
L'Espérance partit donc un vendredi, bien gréée et bien équipée de tout. Ledoux aurait voulu peut-être des mâts un peu plus solides ; cependant, tant qu'il commanda le bâtiment, il n'eut point à s'en plaindre. sa traversée fut heureuse et rapide jusqu'à la côte d'Afrique. Il mouilla dans la rivière de Joale (je crois) dans un moment où les croiseurs anglais ne surveillaient point cette partie de la côte.
L'Espérance partit donc un vendredi, bien gréée et bien équipée de tout. Ledoux aurait voulu peut-être des mâts un peu plus solides ; cependant, tant qu'il commanda le bâtiment, il n'eut point à s'en plaindre. sa traversée fut heureuse et rapide jusqu'à la côte d'Afrique. Il mouilla dans la rivière de Joale (je crois) dans un moment où les croiseurs anglais ne surveillaient point cette partie de la côte.
Указание студентам: задания №2, №3 выполняются письменно и
присылаются на e-mail преподавателя.
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