1 октября 2020 преп. Л.Г.Алахвердиева
4 к ФО История французского языка
Тема: Старо-французский период
Цель: ознакомить студентов с фонетическими, грамматическими изменениями французского языка от латыни к старо-французскому языку на примере «Песни о Роланде»
Аncien francais
А l'aube du Xe siècle, l'aire des grands changements linguistiques distinguant les aires langues d'oïl, d'oc et franco-provençale étaient terminées, mais non la fragmentation dialectale de chacune de ces aires, qui ne faisait que commencer. On employait au singulier «langue d'oïl» ou «langue d'oc» pour désigner les langues du Nord et du Sud. C'est avec l'avènement de Hugues Capet (en 987) que le premier roi de France (encore désigné comme le «roi des Francs») en vint à parler comme langue maternelle la langue romane vernaculaire (plutôt que le germanique), ce qui sera appelé plus tard comme étant le françois ou françoys (prononcé [franswè]). C'est donc Hugues Capet qui remplaça la monarchie élective en vigueur sous les derniers Carolingiens en une monarchie héréditaire. La dynastie des Capétiens réussit à renforcer ainsi l'autorité royale et entreprit la tâche d'agrandir ses domaines. Contrairement aux rois précédents qui transportaient leur capitale d'une ville à l'autre, les Capétiens se fixèrent à Paris. Avec l’établissement et l’affermissement de la monarchie capétienne, c’est la langue d’oïl qui s’impose progressivement.
En 1119 le roi Louis VI le Gros (qui régna de 1108 à 1137), un descendant de Hugues Capet, se proclama, dans une lettre au pape Calixte II «roi de France» (rex Franciai), plus précisément «roi de la France», non plus des Francs, et «fils particulier de l’Église romaine». C'est le premier texte où il est fait référence au mot France. D'où le mot français (et «françois» ou «françoys»). En réalité, c'est le mot françois ou françoys (prononcé [franswè]) qui était attesté à l'époque, le mot francien ayant été créé en 1889 par le philologue Gaston Paris pour faire référence au «français de l'Île-de-France» du XIIIe siècle, par opposition au picard, au normand, au bourguignon, au poitevin, etc.La notion de «françoys» recouvrait une réalité linguistique encore assez floue. Les mots France, Franc et françoys étaient souvent utilisés de façon interchangeable, que ce soit pour désigner le pays, le pouvoir ou la langue du pouvoir.
Ce que nous appelons aujourd'hui l'ancien français correspondait à un certain nombre de variétés linguistiques essentiellement orales, hétérogènes géographiquement, non normalisées et non codifiées. Les dialectes se multipliaient et se divisaient en trois grands ensembles assez nettement individualisés, comme on les retrouve encore aujourd'hui: les langues d'oïl au nord, les langues d'oc au sud, le franco-provençal en Franche-Comté, en Savoie, au Val-d'Aoste (Italie) et dans l'actuelle Suisse romande.
Bien que le français («françoys») ne soit pas encore une langue officielle (c'était le latin à l'écrit), il était néanmoins utilisé comme langue véhiculaire par les couches supérieures de la société et dans l'armée royale qui, lors des croisades, le porta en Italie, en Espagne, à Chypre, en Syrie et à Jérusalem. Cette langue «françoise» du Moyen Âge ne paraît pas comme du «vrai français» pour les francophones du XXIe siècle. L'ancien français est l'ancêtre du français parlé aujourd'hui, mais également, et plus généralement de l’ensemble des langues d’oïl (gallo, lorrain, normand, picard, wallon, etc.). La généralisation du français en France est cependant très tardive. Par exemple, on estime qu'à la veille de la Révolution française, les trois quarts de la population française avaient un parler dialectal ou parlaient une autre langue.
Phonologie
La série d'évolutions phonétiques ayant conduit de cette langue ancienne à la langue contemporaine est connue avec suffisamment de détails pour qu'une chaîne phonétique partant du latin et arrivant au français puisse être fournie siècle par siècle. Les caractéristiques phonologiques des mots sont représentées suivant le système de Bourciez. L'un des changements majeurs intervenus dans l'évolution du latin vers le français est la disparition progressive des oppositions de longueur au profit de distinctions de timbre, à un accent tonique. Le bouleversement vocalique se présente comme suit :
- ē devient ẹ ([e] comme en nez, dé) au IIe siècle ;
- ĕ devient ę ([ɛ] comme en mer, cèpe) quand il est accentué (voyelle tonique), sinon (voyelle atone) il devient ẹ (IIe siècle) ;
- ĭ devient ẹ au IIIe siècle ;
- ī reste i, sans distinction de longueur ;
- ă et ā perdent leur opposition de longueur, de sorte que, d'un point de vue phonologique, l'ancien français ne connaît que a ;
- ō devient ọ ([o] comme en eau) au IIe siècle ;
- ŏ devient ǫ ([ɔ] comme en corps) quand il est accentué, sinon il devient ọ (IIe siècle) ;
- ū perd sa caractéristique de longueur, reste u (fou, sourd) ;
- ŭ devient ọ au IVe siècle.
Les trois diphtongues latines présentes dans le latin vulgaire (ae, au et oe) évolueront respectivement vers ę (Ier siècle), ǫ (IIe siècle) et ę (fin du Ve siècle). On remarque un amuïssement progressif des voyelles post-toniques.
Il est entendu que c'est une approximation donnée à titre indicatif pour une lecture acceptable bien qu'imparfaite : il faut savoir que la graphie était relativement phonétique et qu'on prononçait toutes les lettres:
- c se lit /ʦ/ avant le XIIIe siècle puis /s/ après devant e, i ;
- ch se lit /ʧ/ avant le XIIIe siècle puis /ʃ/ après ;
- g devant e et i et j devant toute voyelle se lisent /ʤ/ puis /ʒ/ (mêmes dates) ;
- (i)ll se lit /ʎ/ (comme l'italien gli) et non /j/ (de yaourt) ;
- e non accentué se lit /ə/ (schwa) et n'est pas labialisé, au contraire du « e » caduc actuel (le /ə/ ancien français se lit donc comme en anglais). En fin de mot et atone, il est muet depuis le XVIIe siècle ;
- u se lit comme en français moderne /y/ (dans lu) ;
- la lecture des diphtongues graphiques est complexe car les diphtongues prononcées ont évolué beaucoup plus vite que la graphie. On pourra retenir comme règle de lecture acceptable que les diphtongues se sont monophtonguées après le XIIe siècle (passant soit à une combinaison semi-consonne + voyelle soit à une voyelle seule. Retenir aussi que oi se lit /we/ ou /wɛ/ et ue comme eu /œ/ ou /ø/ ;
- les voyelles nasales, écrites dans les éditions modernes à la manière du français actuel (sans tilde) sont prononcées comme dans le sud de la France : la voyelle nasale est suivie d'une consonne nasale. En ancien français même devant un -e final, une voyelle suivie d'une consonne nasale est nasalisée (dans ce cas, la nasale est redoublée). Par exemple : cheance (chance) /ʧəãnsə/, bonne /bõnə/, chambre /ʧãmbrə/, flamme /flãmə/. La prononciation des voyelles nasales n'a cessé de se modifier. Il serait fastidieux de toutes les signaler. On pourra prononcer comme en français moderne bien que les nasales de l'ancien français soient en nombre supérieur et de qualité parfois différente.
- r est roulé3 ;
- s se prononce comme de nos jours, /s/ ou /z/ (entre voyelles) ;
- z est un raccourci pour ts ;
- x une abréviation pour -us.
Сonsonnes. Le trait distinctif des consonnes au gallo-roman c’est la presence des affriquees - ts, dz, ts (ч), 2 consonnes mouilleés (n (нь) et l (ль).), la vocalisation de «l» en semi-voyelle «u» : alba>aube après la voyelle «i» la vocalisation de «l» n’avait pas lieu. En plus,devant la consonne «s», «l» ne se prononce pas: fils, fusil, sourcil, outil, gentil.Pourtant, il y avait des particularites dans la vocalisation de «l» après «e».Si «e» etait ferme: el>eu – [ч] chevels> cheveus (cheveux)
Les consonnes k et g après une voyelle devant une consonne se transforment en j et forment une diphtongue avec la voyelle precedente. Les consonnes dans la position intervocalique s’annuissent et tombent dans la plupart. Tous les changements phonetiques envisages temoignent de la transformation du latin populaire de la Gaule du Nord en une nouvelle langue – le francais.
Morphologie
Sur le plan morphologique, l'ancien français est encore une langue flexionnelle, mais il présente déjà une grande réduction des flexions par rapport au latin. Le système du nom connaît déjà les deux genres (masculin / féminin) et les deux nombres (singulier / pluriel) du français moderne, mais conserve également une déclinaison à deux cas :
· le cas sujet, hérité du nominatif latin, marque les fonctions syntaxiques de sujet, d'apostrophe et d'attribut du sujet ;le cas régime, hérité de l'accusatif latin, marque toutes les autres fonctions.
En distinguant formellement sujet et complément, la déclinaison bicasuelle permettait d'employer sans ambiguïté des ordres de mots devenus impossibles plus tard : la beste fiert li cuens, si fiert li cuens la beste et li cuens fiert la beste signifient tous sans équivoque « le comte frappe la bête », li cuens étant marqué explicitement comme sujet. Le cas sujet remplit ici la fonction de sujet, mais il peut aussi remplir celle d'apostrophe ou d'apposition au sujet.
L’emploi de l’article en ancien francais est encore rare. L’article defini masculin formait avec des prepositions les articles contractes.
Les pronoms demonstratifs etaient representes par 2 types qui se distinguaient par leur valeur. Сil designait l’eloignement dans le temps et dans l’espace. Сist designait le rapprochement.
Le systeme verbal se caracterise aussi par le developpement de l’analytisme. Cefait trouve son expression dans la perte de certains temps de verbes . La formation des tours descriptifs.- le verbe habere + un complement direct accompagné d’un participe ou infinitif + le verbe habere pour exprimer des actions futures.
Le systeme verbal se caracterise par :
a) categorie du temps: formes et emploi des temps;
b) categorie de l’aspect;
c) categorie du mode;
d) verbes a alternance.
La modalite etait ressentie tres nettement. Une action reelle etait nettement,
strictement opposee a une action irreelle. C’est pourquoi l’indicatif et le subjonctif
etaient strictement distingues et ne se confondaient jamais. Le subjonctif etait
beaucoup plus employe qu’en francais moderne. L’emploi du subjonctif dans la
proposition independante en ancien francais avait une particularite formelle, с’est
l’absence de la particule que. Son emploi devient obligatoire au 16 siecle.
L’emploi du subjonctif etait frequent dans les subordonnees completives après les
verbes penser, croire, supposer. La construction avec le subjonctif avait deux valeurs
L’emploi du conditionnel etait tres peu developpe. Vers la fin de cette periode ce
mode elargit sensiblement la sphere de son emploi pour evincer peu a peu le
subjonctif de la proposition principale dans une phrase conditionnelle.
L’imperatif etait largement employe en ancien francais, mais avait une forme
specifique. Il etait souvent accompagne des pronoms personnels.
En ancien francais les rapports modaux predominaient sur les rapports temporels.
Vers la fin de cette periode les formes modales et temporelles recoivent leur aspect
moderne.
Syntaxe
L’ordre des mots dans une proposition simple a des traits specifiques. Grace a l’existence du systeme casuel le complement pouvait preceder le predicat et le sujet le suivre. En se basant sur ce fait les historiens etrangers pretendent que l’ordre des mots etait libre en ancien francais. En realite, сette liberte est apparente. L’ordre des mots en ancien francais avait ses propres lois, assez rigides, qui ne sont plus typiques pour le francais moderne.
Orthographe
Il n'existait que peu de diacritiques réels, la plupart servant de signes d'abréviation, les diacritiques utilisés en français datant du XVIe siècle. L'élision n'était pas signalée par l'apostrophe qui apparaît, elle aussi, au XVIe siècle
Les Serments de Strasbourg, qui scellent en 842 l’alliance entre Charles le Chauve et Louis le Germanique, rédigés en langue romane et en langue germanique, sont considérés comme le plus ancien document écrit en français.
УКАЗАНИЯ студентам : consultez les manuels, L Internet
Devoir :
1.Degagez de la théorie les réponses aux questions de l ‘étude pratique.
2. Analyse d une laisse de Chanson de Rolland
СЕМИНАР I :
LA PERIODE DE L’ANCIEN FRANCAIS.(4ч.)
ПЛАН
1 La situation historique au IX-XIII siecles. Le debut de la formation du francais
litteraire et ses rapports avec les dialectes.
2 Le systeme phonetique de l’Ancien francais.
3). La structure grammaticale de l’Ancien Francais.
4 La syntaxe de l’Ancien Francais.
Список обязательной и дополнительной литературы:
1. Болдина Л.А. История французского языка. Краткий курс лекций. – Ростов-
2. 2Бородина М.А. Историческая фонетика французского языка. – Ленинград,
3. Катагощина Н.А., Гурычева М.С., Аллендорф К.А. – История французского
4. языка, М.: Издательство литературы на иностранных языках, 1984 – 444с.
5. Дополнительная литература:
6. Сабанеева М.А., Щерба Т.М. Историческая грамматика французского языка.
7. – Л., 1990
8. Скрелина Л.М. Хрестоматия по истории французского языка. – М.: Высшая
9. школа, 1981 – 277с.
10. Щетинкин В.Е. История французского языка. – М., 1984
11. N. Chigarevskaia. Precis d’histoire de la langue francaise. – M., 1984 – 285с.
12. O.M. Stepanova. Histoire de la langue francaise. Textes d’etude. – M., 1975 –
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