среда, 4 ноября 2020 г.

5 ноября 4 к История ФЯ преп. Алахвердиева Л.Г.

5 novembre 2020 Histoire de la langue (conference avec l’ etude pratique ) Thème : la progression du français Le but : apprendre le dynamisme d’ utilisation du français aux 14-15 s.s. Devoir : 1) lire le texte ; 2) faites des exercices pratiques par ecrit LE FRANÇAIS AUX 14-15 s.s. 1.Le moyen français en Angleterre Dès l'époque de Philippe le Bel (1268-1314), on avait commencé à employer plus ou moins régulièrement le «françois» au lieu du latin dans les actes officiels, dans les parlements régionaux et à la chancellerie royale. LE «françois de France» était déjà employé en Angleterre dans les actes et les documents royaux. Le plus ancien manuel de «françois», le Traite sur la langue françoise, a été composé par un Anglo-Normand, Walter de Bibbesworth, entre 1240 et 1250. Il était destiné aux nobles anglais, qui avaient déjà des notions de «françois» et désiraient parfaire leurs connaissances dans cette langue. Les enfants de l'aristocratie anglaise durent apprendre le «françois», probablement jusque vers le milieu du XIVe siècle. Par exemple, dans ses célèbres Contes de Canterbury écrits vers 1380, Geoffrey Chaucer (v. 1343-1400) met en scène une prieure qui s’efforce d’avoir les belles manières de la haute société anglaise en parlant le «françois»: Elle avait pour nom Dame Églantine, Chantait à merveille hymnes et matines Qu’elle entonnait savamment par le nez. Elle parlait un françois des plus raffinés, Le françois qu’on apprend à Stratford-atte-Bow Car elle ignorait du françois de Paris le moindre mot. La ville de Stratford-atte-Bow était située près de Londres et on y apprenait le «françois d'Angleterre». À l'époque, il existait en Angleterre deux types de langue française: l'un correspondait à une langue vernaculaire parlée spontanément, sans égard à la langue écrite, alors que l'autre était une langue seconde qu’on allait apprendre en France. Sinon, il fallait se contenter du «français d'Angleterre», moins prestigieux. En même temps, il se développa en Angleterre une série de traductions françaises de traités spécialisés, que ce soit sur la médecine, les mathématiques ou la religion. La France paya très cher sa victoire sur les Anglais pendant La guerre de Cent Ans pour récupérer son territoire. La guerre de Cent Ans contre les Anglais fit naître un fort sentiment nationaliste, tant en France qu'en Angleterre. Paradoxalement, c'est en pleine guerre de Cent Ans contre les Français que les Anglais choisirent une devise en français («Honi soit qui mal y pense», avec un seul n) pour l'ordre de la Jarretière officiellement appelé Ordre très Noble de la Jarretière (en anglais: The Most Noble Order of the Garte). En réaction contre la France, le Statute of Pleading du Parlement anglais reconnut dans un texte rédigé en français l’anglais comme langue unique des tribunaux, mais dans les faits le français restera une langue employée jusqu'en 1731, malgré la déclaration du Parlement de 1362, qui décidait de faire de l'anglais la langue juridique du pays. Devoir 1. : Voici un extrait de la déclaration de 1362 rédigé en «français d'Angleterre» (et en traduction française contemporaine): trouvez par quoi se different 2 textes : Item, pur ce qe monstré est sovent fois au Roi [...] les grantz meschiefs qe sont advenuz as plusours du realme de qe les leyes, custumes et estatuz du dit realme ne sont paa conuz comonement [...] par cause q'ils sont pledez, monstrez et juggez en la lange Franceis, q'est trop desconue en dit realme [...] les dites leyes et custumes seront le plus tost apris et conuz et mieultz entenduz en la lange usee en dit realme [...]. Le roi [...] ad [...] ordeigné et establi [...] qe toutes plees [...] soient pledez, monstrez, defenduz [...] et juggez en la lange engleise, et q'ils soient entrez et enroullez en latin. [De même, parce qu'il a été souvent montré au roi les grands dommages qui sont arrivés à plusieurs personnes du royaume parce que les lois, coutumes et statuts dudit royaume ne sont pas communément connus, parce qu'ils sont plaidés, exposés et jugés en langue française, qui est très méconnue dans le royaume, lesdits lois et coutumes seront plus vite apprises et sues et mieux comprises dans la langue utilisée dans ledit royaume. Le roi a ordonné et établi que toute plaidoirie soit plaidée, exposée, défendue et jugée en langue anglaise, et qu'elle soit enregistrée et transcrite en latin.] Le texte dit clairement que le français était une langue méconnue dans le royaume et que «le roi a ordonné et établi que toute plaidoirie soit plaidée, exposée, défendue et jugée en langue anglaise, et qu'elle soit enregistrée et transcrite en latin». La même année, c'est donc en anglais que le chancelier ouvrit les séances du Parlement, mais le changement de langue ne se fit pas instantanément, au contraire. Les résultats parurent sans doute décevants, car ce ne fut qu'une vingtaine d'années plus tard, soit à partir de 1386, que les registres et débats du Parlement furent rédigés en anglais; qui plus est, le français continua d'être utilisé avec l'anglais jusque vers 1430. Par la suite, le français perdit graduellement la place privilégiée qu’il avait dans l’enseignement. À partir de 1349, l'université d'Oxford dispensa son enseignement en anglais, alors qu'auparavant c'est en français que se faisait l'enseignement universitaire. On commença à enseigner l'anglais dans quelques «grammar schools», puis toutes les écoles finirent par suivre le mouvement. Néanmoins, les manuels utilisés pour le commerce, par exemple à l'université d'Oxford, furent rédigés en français jusqu'au milieu du XVe siècle. Mais Henry V fut le premier roi d'Angleterre à utiliser l'anglais dans les documents officiels; il écrivit son testament en anglais. Le français continua d'être employé oralement à la cour anglaise, car la plupart des reines d'Angleterre venaient de France. Henry V avait épousé Catherine de Valois, fille du roi de France Charles VI. Quant aux Français, s'ils étaient instruits, ils n'écrivaient plus en français dialectal, c'est-à-dire dans les langues d'oïl, mais en français ou en latin. Les Anglais restés en partie francophones auraient pu adopter définitivement le français et transporter plus tard cette langue dans les futurs États-Unis d'Amérique et ailleurs. Ayant conservé la moitié de leurs terres en France, les «rois-anglais-de-langue-maternelle-française» n'auraient certainement pas eu cette réaction anti-française qu'ils ont développée par la suite, une fois «boutés hors de France». LA conquête de la France par les Anglais aurait assuré la pérennité du français en Angleterre grâce à la fusion des deux royaumes. Dans ce cas, le français aurait certainement dominé sur l'anglais. Par la suite, la répartition mondiale des langues aurait aujourd'hui une toute autre apparence. 2. La progression du français en France Mais en France même, le français avait pris de l'expansion. Les vastes opérations militaires et les conquêtes territoriales dans la «France anglaise» avaient diffusé le «françois» dans toute la France. l'emploi du «françois» dans toutes les classes de la société, même dans le Sud, car l'intervention du roi en Occitanie avait accéléré la francisation de cette partie du royaume. En 1490, Charles VIII (1470-1498) prescrivit une ordonnance pour imposer l'usage du «langage François» ou «maternel»: DEVOIR 2. Dégagez du texte des faits linguistiques qui ne sont pas propres au Français moderne : Outre y est ordonné que les dicts & depositions des tesmoins qui seront ouys & examinez d'oresnavant esdites cours & en tout le pays de Languedoc, soit par forme d'enqueste ou information & prinse sommaire, seront mis redigez par escrit en langage François ou maternel, tels que lesdits tesmoins puissent entendre leurs depositions, & on les leur puisse lire & recenser en tel langage et forme qu'ils auront dit & deposez. L'objectif était de limiter l'emploi du latin et favoriser la langue maternelle, soit le «françois» soit la langue locale. Quelque cinquante ans plus tard, François Ier, dans l'ordonnance de Villers-Cotterêts (1539), reprendra à peu près les mêmes termes, ce qui signifiait aussi que les ordonnances royales précédentes n'avaient pas été très efficaces. À partir du milieu du XVe siècle, le français comme langue administrative s'introduisit partout en Occitanie, sauf à Avignon, qui servait alors de résidence pour les papes. Au milieu du XVe siècle, si les divers parlements régionaux de Toulouse (1444), de Bordeaux (1462) et d'Aix-en-provence (1501) continuaient de rédiger leur arrêts en latin, ils tenaient leurs registres en français. Dans la pratique, l'occitan demeurait la seule langue parlée dans la vie quotidienne des gens. Le prestige de l'Université de Paris avait attiré non seulement un auditoire couvrant toute la France, mais également un auditoire international, car au milieu du XIVe siècle près de la moitié des étudiants venaient hors de France. Ils contribuent à la diffusion du «françois» hors de France. De plus, les oeuvres littéraires françaises, comme les chanson de geste et les romans, étaient diffusées en Angleterre, mais aussi en Allemagne, aux Pays-Bas et en Italie. Cependant le «françois» n'était encore parlé que par une faible partie de la population en France. Ce sont dans les villes que l'on entendait parler cette langue, la population paysanne, qui constituait 90 % de la nation, n'avait pas besoin d'autre langue pour communiquer que le patois, ce qu'on appelle aujourd'hui les «langues régionales de France» DEVOIR 3. Afin de se faire une idée des différences entre l'ancien français et le moyen français, on peut comparer ces transcriptions « des Serments de Strasbourg” , l'un étant une graphie du XIe siècle (ancien français), l'autre, celle du XVe siècle (moyen français). Dégagezla difference entre 2 textes : Ancien francais (XIe siècle) Por dieu amor et por del crestiien poeple et nostre comun salvement, de cest jorn en avant, quan que Dieus saveir et podeir me donct, si salverai jo cest mien fredre Charlon, et en aiude, et en chascune chose, si come on par dreit son fredre salver deit, en ço que il me altresi façet, et a Londher nul plait onques ne prendrai, qui mien vueil cest mien fredre Charlon en dam seit. Moyen français (XVe siècle) Pour l'amour Dieu et pour le sauvement du chrestien peuple et le nostre commun, de cest jour en avant, quan que Dieu savoir et pouvoir me done, si sauverai je cest mien frere Charle, et par mon aide et en chascune chose, si comme on doit par droit son frere sauver, en ce qu'il me face autresi, et avec Lothaire nul plaid onques ne prendrai, qui, au mien veuil, à ce mien frere Charles soit à dan. Les traits les plus marquants du moyen français concernent le lexique et l'orthographe. Le français se répandit de plus en plus en France et gagna ses positions. Le vaste mouvement de latinisation (ou de relatinisation) commença au milieu du XIVe siècle et allait se poursuivre jusqu'au milieu du XVIe siècle. On peut la considérer comme l'un des faits marquants de toute l'histoire du français. DEVOIR 4. Composez 20 questions d’après cette conférence.

Комментариев нет:

Отправить комментарий