12 февраля 2021 интерпретация
текста 4 к
Самостоятельная работа:
Задание №
1. Analysez la description d’apres les caracteristiques données et argumentez
par les citations du texte :
La "description" est la
représentation d'objets, de lieux, de personnages ; dans ce dernier cas, on
parle de "portrait".
1) La description et la durée du
récit :
la description objective : constitue une "pause" qui informe
le lecteur (focalisation zéro).
la description subjective : est intégrée dans l'action ; le texte
révèle du monde ce qu'en découvre le héros (focalisation interne).
2) Les différentes fonctions de
la description :
A) Les fonctions
esthétiques :
Fonction décorative : ornement du récit, sans deuxième niveau de lecture.
Fonction poétique : la beauté de la description tient plus au mode
d'écriture qu'au sujet décrit.
B) La fonction réaliste : les
détails donnent un effet de réel, contribuent à créer l'illusion
réaliste (ou référentielle).
C) Les fonctions
explicatives :
Fonction explicative : la description donne des informations utiles pour
la compréhension de l'histoire, pour la suite de l'action ; portraits et
descriptions servent à justifier les réactions des personnages...
Fonction expressive : la description traduit les états d'âme du locuteur.
Ex. : descriptions romantiques...
Fonction symbolique (ou "fonction emblématique" de
l'espace, Goldenstein p. 97) : la description agit comme un révélateur
du personnage, de son milieu...
Fonction narrative (ou "diégétique", du
grec "di-êgeisthai", raconter en détail) : la narration annonce
certains éléments de l'histoire. Ex. : Electre et la description du palais dans
la pièce de Giraudoux ; la représentation des aventures de Télémaque dans la
salle à manger, au début du Père Goriot ...
Texte
: (Le 10 octobre, le magasin le
Bonheur des Dames a procédé à la grande mise en vente des nouveautés d’hiver.
Mouret a gagné son pari. La recette s’élève à 87 742,10 francs. Au
moment de la fermeture, le magasin ressemble à un champ de bataille. Cet extrait deAu Bonheur des Dames est caractéristique d’un
paradoxe qui travaille l’écriture de Emile Zola : la volonté naturaliste
d’épuiser le réel, en le nommant et en le répertoriant, s’infléchit en une
rhétorique de la prolifération qui donne à l’univers matériel une vie qu’anime
un souffle épique.)
Lentement, la foule diminuait. Des volées de cloche, à une heure
d'intervalle, avaient déjà sonné les deux premières tables du soir ; la
troisième allait être servie, et dans les rayons, peu à peu déserts, il ne
restait que des clientes attardées, à qui leur rage de dépense faisait oublier
l'heure. Du dehors ne venaient plus que les roulements des derniers fiacres, au
milieu de la voix empâtée de Paris, un ronflement d'ogre repu, digérant les
toiles et les draps, les soies et les dentelles, dont on le gavait depuis le
matin. A l'intérieur, sous le flamboiement des becs de gaz, qui, brûlant dans
le crépuscule, avaient éclairé les secousses suprêmes de la vente, c'était
comme un champ de bataille encore chaud du massacre des tissus. Les vendeurs,
harassés de fatigue, campaient parmi la débâcle de leurs casiers et de leurs
comptoirs, que paraissait avoir saccagés le souffle furieux d'un ouragan. On
longeait avec peine les galeries du rez-de-chaussée, obstruées par la débandade
des chaises ; il fallait enjamber, à la ganterie, une barricade de cartons,
entassés autour de Mignot ; aux lainages, on ne passait plus du tout, Liénard
sommeillait au-dessus d'une mer de pièces, où des piles restées debout, à
moitié détruites, semblaient des maisons dont un fleuve débordé charrie les
ruines ; et, plus loin, le blanc avait neigé à terre, on butait contre des
banquises de serviettes, on marchait sur les flocons légers des mouchoirs. Mêmes
ravages en haut, dans les rayons de l'entresol : les fourrures jonchaient les
parquets, les confections s'amoncelaient comme des capotes de soldats mis hors
de combat, les dentelles et la lingerie, dépliées, froissées, jetées au hasard,
faisaient songer à un peuple de femmes qui se serait déshabillé là, dans le
désordre d'un coup de désir ; tandis que, en bas, au fond de la maison, le
service du départ, en pleine activité, dégorgeait toujours les paquets dont il
éclatait et qu'emportaient les voitures, dernier branle de la machine
surchauffée. Mais, à la soie surtout, les clientes s'étaient ruées en masse ;
là, elles avaient fait place nette ; on y passait librement, le hall restait
nu, tout le colossal approvisionnement du Paris-Bonheur venait d'être déchiqueté,
balayé, comme sous un vol de sauterelles dévorantes. Et, au milieu de ce vide,
Hutin et Favier feuilletaient leurs cahiers de débit, calculaient leur tant
pour cent, essoufflés de la lutte. Favier s'était fait quinze francs, Hutin
n'avait pu arriver qu'à treize, battu ce jour-là, enragé de sa mauvaise chance.
Leurs yeux s'allumaient de la passion du gain, tout le magasin autour d'eux
alignait également des chiffres et flambait d'une même fièvre, dans la gaieté
brutale des soirs de carnage. (Au Bonheur des Dames - Emile Zola - Extrait du chapitre 4)
Задание №2.
Determinez le statut du narrateur et le
caracterisez par les faits du texte:
Auteur, scripteur et narrateur :
Auteur: L'"auteur" est la personne réelle qui vit ou a vécu (ex.: J.B. Poquelin, Henri Beyle, Jean
Bruller...)
Scripteur : Le "scripteur" est le producteur de l'écrit,
l'homme de lettres, qui prend parfois un pseudonyme (Ex.: Molière, Stendhal, Vercors...)
Narrateur : Il est celui qui raconte l'histoire ; c'est un
personnage inventé par l'auteur pour remplir ce rôle.
3) Le statut du narrateur :
Qui parle ? Qui voit ?
A) La position du narrateur : qui raconte ?
Le narrateur extérieur au récit
a) le
narrateur signale sa présence : le "récit" laisse place au
"discours", des indices d'énonciation apparaissent (pronom "je",
"vous", modalisateurs, opinion personnelle). Ex. : Stendhal, Balzac...
b)
le narrateur semble absent : les
marques du "discours" n'apparaissent que dans les dialogues, les
indices d'énonciation sont absents. Ex. :
Flaubert, Zola ...
Le narrateur-personnage récit à la 1ère personne
a) le narrateur raconte sa propre histoire. Ex. : Musset...
b) le
narrateur raconte des faits dont il a été témoin. Ex. : Le Grand Meaulnes
...
B) Le point de vue narratif (ou)
focalisation : qui voit ?
Point de vue omniscient : Le lecteur sait tout, il a accès à la psychologie des
personnages grâce à un narrateur qui est "omniscient" et dont le
savoir et les possibilités de perception sont illimités.
Point de vue interne : Le lecteur n'a accès qu' à la psychologie d'un
personnage et aux actes de tous les autres personnages que voit celui-ci.
Point de vue externe : Le lecteur n'a accès qu'aux actes
des personnages ; le narrateur est témoin, son savoir et ses possibilités de
perception sont limités.
Текст:
Je forme une
entreprise qui n'eut jamais d'exemple et dont l'exécution n'aura point
d'imitateur. Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de
la nature ; et cet homme ce sera moi.
Moi seul. Je sens mon cœur et je connais les hommes. Je ne suis fait
comme aucun de ceux que j'ai vus ; j'ose croire n'être fait comme aucun de ceux
qui existent. Si je ne vaux pas mieux, au moins je suis autre. Si la nature a
bien ou mal fait de briser le moule dans lequel elle m'a jeté, c'est ce dont on
ne peut juger qu'après m'avoir lu.
Que la trompette du jugement dernier sonne quand elle voudra ; je
viendrai, ce livre à la main, me présenter devant le souverain juge. Je dirai
hautement : voilà ce que j'ai fait, ce que j'ai pensé, ce que je fus. J'ai dit
le bien et le mal avec la même franchise. Je n'ai rien tu de mauvais, rien
ajouté de bon, et s'il m'est arrivé d'employer quelque ornement indifférent, ce
n'a jamais été que pour remplir un vide occasionné par mon défaut de mémoire ;
j'ai pu supposer vrai ce que je savais avoir pu l'être, jamais ce que je savais
être faux. Je me suis montré tel que je fus, méprisable et vil quand je l'ai
été, bon, généreux, sublime, quand je l'ai été: j'ai dévoilé mon intérieur tel
que tu l'as vu toi-même. Être éternel, rassemble autour de moi l'innombrable
foule de mes semblables; qu'ils écoutent mes confessions, qu'ils gémissent de
mes indignités, qu'ils rougissent de mes misères. Que chacun d'eux découvre à
son tour son cœur au pied de ton trône avec la même sincérité ; et puis qu'un
seul te dise, s'il l'ose : Je fus meilleur que cet homme-là.
(“Confessions”
de J.J. Rousseau )
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